Pour moi, les grands hôtels sont plus que des bâtiments ou des marques.

Plus de 100 grands hôtels et hôtels Palace façonnent le paysage hôtelier suisse. Plus de 90 % d’entre eux sont membres du Club Grand Hôtel & Palace. Le COO Janik Tapella explique pourquoi l’association doit continuer à se développer.

Les grands hôtels et hôtels Palace incarnent l’histoire, une posture et une forme d’hospitalité qui ne se réinvente pas. Pourtant, ces établissements doivent aujourd’hui s’affirmer. Le Club Grand Hôtel & Palace intervient précisément à ce niveau. Janik Tapella, nouveau COO du groupe hôtelier, explique pourquoi la tradition n’est pas, pour lui, un retour en arrière et pourquoi les canaux numériques représentent une véritable opportunité pour les établissements historiques.


Janik Tapella, vous avez 20 ans : qu’est-ce qui vous motive à vous engager au sein du prestigieux Club Grand Hôtel & Palace ?

Je souhaite préserver quelque chose qui, dans la frénésie actuelle, se perd facilement : nos établissements incarnent l’histoire, la qualité et une hospitalité forgée au fil du temps. Cela ne se réinvente pas simplement. Ces valeurs ne doivent pas se figer de manière muséale, mais être portées comme un socle vivant.

Les établissements sont bien positionnés. Le Club est-il encore nécessaire aujourd’hui ?

Oui, absolument, car grâce au travail de nos fondateurs, le terme « grand hôtel » est de nouveau ancré comme un gage de qualité.

Oui, absolument, car grâce au travail de nos fondateurs, le terme « grand hôtel » est de nouveau ancré comme un gage de qualité.

Je commence d’abord par les opportunités : nos membres bénéficient d’une clientèle fidèle. Des valeurs comme la qualité, la tradition et le contact personnel contribuent durablement au succès. Des risques apparaissent toutefois lorsque la pression économique augmente, ce qui est actuellement le cas avec la hausse des coûts liés au personnel qualifié, à l’énergie et à la numérisation. Il existe aussi des risques lorsque l’intérêt pour l’histoire s’estompe. En tant que groupe hôtelier, nous considérons qu’il est de notre devoir de lutter activement contre cette perte d’identité et de mobiliser toutes les ressources disponibles pour préserver ce patrimoine culturel.

Concrètement, qu’apporte le Club à ses membres ?

Un élément central est notre vaste archive historique, accessible à tous les membres. Ils peuvent l’utiliser pour la recherche identitaire et le marketing. S’y ajoute notre présence sur les réseaux sociaux. Nous considérons des plateformes comme Instagram ou TikTok comme une opportunité de raconter des histoires là où les nouvelles générations écoutent. L’objectif est d’accroître la visibilité et de s’adresser à de nouveaux clients, sans diluer l’identité des établissements.

Comment le Club doit-il évoluer ?

À moyen terme, il s’agit de renforcer notre présence de marque et d’assurer une présence constante sur tous les canaux. À long terme, nous souhaitons continuer à développer notre réseau et déployer nos services de manière à ce qu’ils soient efficaces et pertinents pour tous les membres.

Quelle responsabilité les grands hôtels portent-ils dans l’image de la Suisse comme destination de voyage ?

Pour moi, les grands hôtels sont plus que des bâtiments ou des marques. Ce sont des lieux de mémoire, façonnés par des personnes au fil des générations. Ces établissements ont contribué à façonner l’image de la Suisse. Notre vision est de donner, à l’avenir aussi, une voix forte à cet héritage.